les pièces de théâtre

Les pièces de théâtre - Sommaire

page 1 :
  Adieu Bérénice (2016)  Le Mariage de Mademoiselle (2014)
Jeux de l'Amour et du Pouvoir (2014)  Le Curé de Saint-Cucufa (2013)
  page 2 :
   L'émule du Pape (2013) Madame est morte ! (2012) La Nuit des Dupes (2010)    
Tante Olga (2008) page 3 :
  L'Opération du Saint-Esprit (2007)   Le mâle Empire (2002)   La Nuit des Reines (2000) Néron la Romaine (1974 créée et complétée en 1997 et revue en 2003)

Adieu Bérénice

Après avoir créé Le Maître et le Chanteur une comédie tragique sur des airs d'Opéra (voir les détails dans la rubrique : spectacles musicaux), la Compagnie Soleluna a commandé à Michel Heim une pièce traitant du théâtre.

Ainsi est née Adieu Bérénice, tragi-comédie sur un texte classique.

Paul et Julie, couple de jeunes comédiens issus du conservatoire, ont été choisis par Luchino Scontirelli, metteur en scène de renommée internationale. Elle sera Bérénice, lui, Titus, dans la pièce de Jean Racine. Mais l’approche non conventionnelle de Scontirelli, qui n’a jusqu’ici pas monté d’oeuvre du répertoire classique, va dérouter quelque peu les deux comédiens…

Luchino Scontirelli sait-il vraiment où il va avec Bérénice ?

Et jusqu’où Paul et Julie sont-ils prêts à le suivre ?

Adieu Bérénice a été créée en juillet 2016 dans le cadre du festival off d'Avignon avec : Aude Carpintieri, Giorgio Carpintieri, François Tantot et Stéphan Meynet dans une mise en scène de François Tantot.

Le Mariage de Mademoiselle

Etant donné l'accueil enthousiaste fait par le public à Madame est morte ! Chantal Giraudin a demandé à Michel Heim de lui écrire une suite.

 Madame est morte ! se termine la joie de la Grande Mademoiselle, à qui Louis XIV vient de donner son accord pour qu'elle épouse le Duc de Lauzun. Le Mariage de Mademoiselle commence donc alors que la Grande Mademoiselle est occupée à choisir sa robe pour ce mariage.  

Le Mariage de Mademoiselle réunit mêmes protagonistes que Madame est morte ! : la Grande Mademoiselle, Louis XIV et Monsieur, frère du Roi, auxquels Michel Heim a ajouté un quatrième personnage en la personne de la Marquise de Montespan, alors favorite de Louis XIV.

 La Grande Mademoiselle toute à la joie de pouvoir épouser l'homme qu'elle aime ne veut pas entendre ce que toute la Cour répète, à savoir que le Duc de Lauzun ne l'épouse que par intérêt. En fait, les Grands du Royaume, la Reine en tête, s'opposent à ce mariage qu'ils considèrent comme une mésalliance. Ils vont trouver une alliée de poids en la personne de la Marquise de Montespan pour qui la Grande Mademoiselle a le plus grand mépris. La Montespan se fait fort de faire revenir Louis XIV sur l'accord qu'il a donné à la Grande Mademoiselle d'épouser le Duc de Lauzun. Mais un Roi peut-il revenir sur sa parole ? Quand bien même, Louis XIV peut-il aller contre l'amour de la Grande Mademoiselle pour Lauzun ? 

Le Mariage de Mademoiselle  a été présentée en  novembre 2014 en avant-première au Théâtre de Poche de Fréjus puis créée à l'Espace Miramar à Cannes, avec, par ordre d'entrée en scène : Chantal Giraudin (la grande Mademoiselle), Rudolphe Pignon (Monsieur ), Thierry Colfi (Louis XIV) et Laurence (la Marquise de Montespan). Michel Heim a assisté Chantal Giraudin pour la mise en scène. Les costumes ont été créés par Eric Stark et le décor par Coralie Foirier.

Jeux de l'Amour et du Pouvoir

Ces jeux mettent en branle, si l’on peut dire, le désir d’un Comte libidineux, néanmoins ministre des Arts, l’ego d’un vieux Maître de musique, compositeur au sommet de sa gloire, cependant en mal d’inspiration, l’ambition d’un jeune compositeur talentueux mais orgueilleux, et l’amour d’une bâtarde néanmoins Duchesse.

Le jeune compositeur venu parfaire ses connaissances auprès du vieux Maître de musique, s’aperçoit qu’il n’a plus rien à apprendre de lui. En revanche le Comte, en sa qualité de ministre des Arts, peut lui ouvrir les portes de la gloire à condition toutefois que le jeune homme cède à ses désirs. Mais le jeune compositeur refuse toute compromission d’autant qu’il est attiré par la Duchesse ; attirance réciproque mais qui, étant donné le discrédit dont souffre la Duchesse, dessert les ambitions du jeune homme. La Duchesse comprenant que son amour fait obstacle à la carrière de son amant est prête à l’abandonner au Comte. Que le Comte prenne le jeune compositeur sous son aile ne fait pas l’affaire du vieux Maître qui voit dans son jeune collègue un dangereux concurrent.

Pour se faire connaître, le jeune compositeur acceptera-t-il de céder au Comte ou bien renoncera-t-il à la gloire pour l’amour de l’infortunée Duchesse ?   

Michel Valls, comédien et metteur en scène Lyonnais, qui avait créé le rôle du capitaine Ruben Marquez dans Besame mAcho, puis celui de Néron dans Orgie romaine, et mis en scène le Curé de Saint-Cucufa, est à l’origine de ces Jeux de l’Amour et du Pouvoir que Michel Heim a écrite pour quatre comédiens dont lui-même, Michel Valls, Gaël Dubreuil, (le Narcisse d’Orgie romaine) et Camille German, puis Alis Guquet, comédiennes également basée à Lyon.

La création de Jeux de l’Amour et du Pouvoir a été facilitée par les Dards d’Arts 73 et la municipalité de La Motte Servolex en Savoie qui a offert quinze jours de résidence aux comédiens avant la première publique le 5 septembre 2014.

Le Curé de Saint-Cucufa

Le Curé de Saint-Cucufa est né d’une demande faite à Michel Heim par les Dards d’Arts 73, une troupe de comédiens amateurs existant depuis plusieurs années à La Motte Servolex en Savoie. Monique Conardeau, la présidente de la troupe, avait été mis en contact avec Michel Heim grâce à Michel Valls, comédien et metteur en scène chargé de l’encadrement professionnel des Dards d’Arts 73 ; lequel Michel Valls connaissait Michel Heim pour avoir créé le rôle du capitaine Ruben Marquez, dans Besame mAcho, la comédie policière avec chansons détournées écrite pour la Compagnie Soleluna . C’est à l’issue d’une représentation de Besame mAcho lors du festival Off d’Avignon 2012, que Monique Conardeau demande à Michel Heim s’il serait d’accord pour leur écrire une pièce.

Michel Heim qui prend toujours plaisir à écrire, accepte sans hésiter tout en demandant quelques informations complémentaires sur les Dards d’Arts 73 et le genre de personnages qu’ils aimeraient jouer. Monique Conardeau lui indique alors que la troupe compte plus d’un quinzaine de personnes, des femmes, à deux exceptions près, âgées, pour la plupart, de plus de cinquante ans. Quant aux personnages, Monique Conardeau répond pour elle-même, qu’elle aimerait jouer le rôle d’une tenancière de bordel. En outre, elle exprime l’envie que, à l’instar Besame mAcho, il y ait des chansons dans cette nouvelle comédie.

C’est à partir de ces indications que Michel Heim entreprend d’écrire Le Curé de Saint-Cucufa. La première mouture qu’il propose dès septembre 2012 à Monique Conardeau et à Michel Valls, a la chance de leur plaire. Le texte définitif de la pièce est arrêté avant la fin d’année, après que Michel Heim soit venu voir les Dards d’Arts 73 à La Motte Servolex, dans une représentation de La Culotte de Jean Anouilh, la rencontre avec la troupe lui ayant donné l’idée de nouveaux personnages.

Le Curé de Saint-Cucufa n’est pas une comédie musicale, mais une pièce de théâtre dans laquelle sont insérés quelques extraits chansons connues dont Michel Heim a, comme à son habitude, détourné les paroles originales pour les adapter à la situation.

Le Curé de Saint-Cucufa met en présence deux univers opposés. L’univers de Mado, la mère maquerelle, et celui de Jeanne Lelonbec, la bigote.

Mado est la patronne d’une auberge dans le bois de Saint-Cucufa, qui s’avère être une maison close. Mado a un fils, Karim, qui a déjà fait de la prison pour vol de bijoux, et un amant, Gigi, un gigolo qui partage ses faveurs entre Mado et Solange de Beaudricourt, la châtelaine de Saint-Cucufa, sans que bien évidemment les deux femmes ne s’en doutent.

Jeanne Lelonbec fait partie du petit groupe de paroissiennes bien-pensantes qui règne sur Saint-Cucufa. Par charité chrétienne, Jeanne Lelonbec s’est chargée de faire le ménage au presbytère où cohabitent le curé et son bedeau, Benoît, un garçon simple d’esprit.

Quand la pièce commence, le curé de Saint-Cucufa vient d’être rappelé par Dieu, et de ce fait Benoît, le bedeau, se retrouve seul au presbytère. Livré à lui-même, il ne trouve rien de mieux que d’aller jeter sa gourme, à l’auberge, chez Mado. C’est à ce moment que déboule Karim, le fils de Mado, à nouveau poursuivi par les gendarmes pour avoir volé une rivière de diamants au château de Solange de Beaudricourt. Mado réussit à convaincre Benoît de cacher Karim au presbytère, mais le lendemain Jeanne Lelonbec venue faire le ménage découvre Karim qui se fait alors passer pour le nouveau curé. La nouvelle fait bientôt le tour de Saint-Cucufa et le petit groupe de paroissiennes fait bientôt le siège du presbytère pour voir le jeune et nouveau curé. Les gendarmes, des « gendarmettes » en l’occurrence, aussi…